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0
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Quand j'avais 0 an, je suis né. Du moins, c'est ce qu'on m'a raconté, je ne garde aucun souvenir de cette époque... L'heureux événement s'est produit à l'hôpital Honoré-Mercier de St-Hyacinthe, le 13 septembre 1981 (je sais, je suis né dans les années 80 et j'en ai un peu honte, mais je n'avais rien à y voir!). J'ai un père et une mère.
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1 an
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Cette époque là aussi est floue dans ma mémoire, mais une chance, mes parents étaient là pour prendre des photos... Je sais donc qu'à un an je bavais en grugeant des carottes énormes déguisé en rongeur... (Ne vous en faites pas, ça n'a pas eu de conséquences graves sur ma santé mentale.)
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2 ans
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Ma personnalité commence à se forger, je passe de l'étape végétative à l'étape active. Je crois que j'ai fait ma crise d'adolescence à deux ans. J'étais contestataire, je m'élevais contre mes parents dictateurs qui m'enfermaient dans ma chambre où je m'adonnais au vandalisme (pas fort... mais passons), j'étais un "tough".
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3 ans
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Trois ans, que dire de mes trois ans sinon que je cesse de m'habiller comme Bugs Bunny pour commencer à m'habiller comme mon Grand-Père. C'est qu'il n'est pas très dans le vent le petit Bruno avec ses culottes ti-paquet et ses cols roulés moulants!
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4 ans
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C'est à cet âge que j'ai nargué la mort pour la première et la seule fois jusqu'à date. Mon père et moi faisions un tour de chaloupe quand des énarvés de fils de riche ont décidé de nous faire peur en tournant autour de notre embarcation douteuse. Résultat: la chaloupe renverse et me jette à l'eau. Sans veste de sauvetage et sans connaissance aquatique je coule au fond de la Richelieu. Je n'en garde pas de séquelle... Vive la dureté du mental! Aussi, je deviens frère d'une petite fille nommée Marie-Pier. Je ne réalise pas encore ce que c'est que d'avoir une soeur...
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5 ans
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Ah! la maternelle. Période cruciale d'une existence. C'est le début des contacts sociaux pour la plupart (dont moi). On rencontre des enfants de notre âge et bien des amitiés se nouent dès la première journée... Moi, la première journée, je me suis fermé la porte de l'auto de ma mère sur le pouce et je suis entré à la maternelle en pleurant et en faisant la geule... C'est aussi à cinq ans que je décide que je ne veux pas savoir patiner... Adieu la ligue Nationale et les millions!
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6 ans
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Ma première année débute mieux, je me fais même un ami (qui m'abandonnera l'été suivant pour déménager je ne sais où). C'est une année cruciale de ma jeunesse, c'est l'année où je visionne Commando. Je voue par la suite, pendant quelques années, un culte à Arnold Worssterchire...
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7 ans
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On déménage, tout le monde à St-Thomas (banlieue de St-Hyacinthe). Là, le respect ça passait par les poings.On ne m'y respecta jamais vraiment, mais on me laissa assez tranquille pour que je puisse vivre. Une année assez calme.
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8 ans
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3ième année. J'ai, pour la première fois de ma courte vie, un professeur masculin. Il est assez cool. Il s'appelle Roger. Il m'amène jouer au golf. L'expérience n'est pas concluente. Adieu la PGA et les centaines de milliers de $! Je deviens frère pour la deuxième (et la dernière) fois. La chose s'appelle Benoît et on avait promis à ma mère de ne pas l'appeler Ben. Salut Ben!
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9 ans
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Wow neuf ans! Je grandis donc ben vite! NEUF ANS... Vous y pensez pas! Ah oui! j'oubliais mon dessin gagne le concours Desjardin dans ma classe, mais ce n'est pas la bonne étiquette qui y est apposée... À d'autres les honneurs... Eh! c'est comme ça...
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10 ans
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On dirait que j'me rapelle pas grand chose de mes dix ans. Ça devait être trop plate pis j'ai occulté cette année là inconsciemment. On reste à St-Thomas... Euh, je suis en cinquième année... euh... c'est tout? Je pense...
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11 ans
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Époque traumatisante de ma vie, s'il en est une, ma période d'adaptation au sentiment d'isolement et aux eus et coutumes de la campagne me marqua durement. En effet, je quittai à onze ans ma tendre banlieue pour la rudimentaire campagne. Mes parents me firent délaisser l'odeur de la pelouse fraîchement coupée pour celle du purain fraîchement épandu... Choc culturel... Cruel destin! Pourquoi moi? C'est ce que je me demandais quand je me fis aborder par Sébastien un de nos sympathiques jeunes voisins: "L'air est pûr ici, hein!" Ouin, mettons... Je me découvre une vocation tardive pour le scoutisme et je m'y fait deux amis: Richard et Roby.
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12 ans
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C'est le début de mon calvaire secondaire. Dans ma classe, il y a deux ou trois gars de 15 ans qui ne m'aiment pas beaucoup. Je découvre les Magics, j'y engloutirai toute ma fortune pendant un peu plus de deux ans. Malgré tout une année assez tranquille...
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13 ans
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En secondaire deux je suis (probablement accidentellement) placé dans une classe de décrocheurs potentiels et de doubleurs. Ça a été une année cool! Je me suis bien amusé. En histoire, j'ai une jeune et jolie prof: Marie-Andrée Gilbert. Ah... On ne peut pas en dire autant en Maths. Roger Montmigny est laid, vieux, il postillonne et une fois il me frappe avec un compas géant! Richard et moi participons à Expo-Science (on avait tellement l'air con). Gino se joint à la bande. On va à Toronto avec l'école (ça aurait pu être le fun...). De plus, je me découvre un intérêt pour l'écriture. Mon père s'achète une maison et y déménage. Salut P'pa!
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14 ans
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Mon secondaire trois est surtout marqué par le fait que je devais avoir une face a fesser dedans. Je ne m'étais pas battu une seule fois au secondaire et voilà que j'ai à le faire deux fois la même année... Aussi, mon prof d'arts plastiques, Jean Aubut, commence à se rappeler mon nom (je suis dans sa classe depuis trois ans). Jérôme et Fortin se joignent à la bande (Fortin nous abandonnera dans quelques années).
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15 ans
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En secondaire quatre je commence à jouer à Dongeon & Dragon. C'est une passion qui occupera alors le plus clair de mon temps. C'est désormais en livres divers de ce jeu que ma maigre fortune se dilapidera.
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16 ans
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AH! Secondaire cinq! Mon année favorite du secondaire. D'abord parce que j'étais désormais des plus vieux de l'école, ensuite parce que c'était la dernière de cette passe oppressante de ma vie. C'est l'année de ma première brosse, ça a aussi longtemps été l'année de ma pire brosse. À seize ans, je décide de commencer à soigner mon look. Je rase mon affreuse tignasse et je change mes énormes barniques pour des verres de contact. L'effet est instantané et quasi magique. Les filles ne me sautent pas dessus pour me violer, mais elles me parlent. Mon ego commence à se soigner. Je participe au concours Desjardin à l'écrit et je termine 2ième au niveau provincial. C'est ce qui m'aide à choisir ma voie.
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17 ans
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L'année de la libération! Je vais longtemps me souvenir de mes dix-sept ans. Libre du secondaire, libre de St-Isidore, libre du célibat! J'entre au cégep Lévis-Lauzon en Lettres (en passant je le sais qu'il n'y a pas de job là-dedans), je déménage en appartement avec Richard et Jérôme et je me fait une petite amie (Marie-Andrée) (N.B. Ce n'est pas la prof mentionnée plus haut) après avoir tourné trois mois autour du pot. Avec Marie-Andrée la gang s'agrandit subitement, parmi les nouveaux copains mentionnons Guillaume, Marie-Ève, Sylvie, Brochu (mauvais #2) et Cathou. Les partys abondent, à un rythme hebdomadaire ils ponctuent notre année de nombreux délires éthiliques.
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18 ans
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Je suis majeur Touidlidi! C'est la fête Touidlida! Mes études se portent bien. La bande s'agrandit encore avec l'arrivée de Patou, de Faktou et de Douminic. L'année somme toute tranquille est surtout marquée par les interventions du DAN (le propiétaire-amateur dont je traiterai peut-être ailleurs) et un été bien arrosé. Un projet de groupe musical voit le jour, je commence à écrire des chansons. C'est aussi à 18 ans que je finis mon cégep haut la main.
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19 ans
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J'entreprends une année sans études pour faire changement, pour attendre Marie-Andrée (avec qui j'ai emménagé) et surtout pour amasser les fonds nécessaires pour aller à l'université. Après avoir vendu des chaussures tout l'été, avoir fait la plonge deux jours et être souvent retourné travailler à la ferme maternelle, voilà que je me déniche un emploi de commis d'entrepôt dans un Dollarama à deux minutes à pied de chez nous. Le projet de groupe se raffine. Il se nomme L'Ombre, est composé d'un guitariste-chanteur (Jérôme), d'un batteur (Douminic) et d'un auteur (moi) et dispose d'une douzaine de chansons.
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