Le 26 Janvier 2001.
L'Exil.
Voilà plus d'une semaine que je n'ai plus d'emploi et je dois dire que ce fût l'une de mes semaines favorites depuis longtemps... Je crois que je ne suis pas fait pour travailler. Des fois, je me dis que peu importe l'emploi que j'aurai je finirai par m'en lasser.
Malheureusement, pendant ce temps-là l'argent ne rentre pas dans le compte de Bruno, Bruno n'a aucun revenu. Et n'allez pas penser que je ne cherche pas. Je consulte à tous les jours le guichet emploi de notre bon gouvernement, mais je n'ai pas deux foutues années d'expérience dans la cuisine, je n'ai pas les compétences requises pour être Conseiller Rona,
je n'ai pas de manche à balai dans le cul pour aller travailler chez Naturalizer, St-François-de-Montmagny... c'est loin, ect., etc., etc. C'est à cause de qui si je suis dans cette situation? C'EST À CAUSE DE NICÔLLE!!! Maudite bitch! Ah!, mais j'oubliais, j'ai été porter mon C.V. chez Bureau en Gros. Merci pour le tuyau Guillaume... Reste à savoir si je vais avoir le poste.
Mais en attendant, ne pouvant m'accrocher qu'à ce seul espoir, j'ai décidé (en fait c'était ma seule issue pour le moment) de retourner travailler à St-Isidore. St-Isidore... Un petit village niché entre un trou et nulle part, au creux de la Beauce, St-Isidore est un village où je ne souhaite à personne de demeurer (à moins qu'il soit amateur de Ski-doo ou de quatre-roues, en quel cas il est possible de se trouver un très grand nombre d'amis partageant les mêmes passions).
C'est la ferme familiale qui me permettra de renflouer mon économie. J'ai déjà hâte de gratter de la marde, de respirer les vapeurs odorantes de la fosse à fumier, de me faire ruer par les mastodontes... Travailler à la ferme c'est une suite ininterrompue de petits bonheurs merveilleux!
Il n'y a rien de mieux que la campagne pour goûter la vie et un bon bol d'air pur, hen Sébast. Je pars demain, je reviendrai avec de nombreuses péripéties pour vous, du moins je l'espère.
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