18 janvier 2001


Le 18 janvier 2001.

Ouch!


Ma journée se déroulait normalement. J'étais au travail et je travaillais, bien entendu. Je pourrais même être plus précis. J'avais les doigts tout dégueux, ça faisait près d'une heure que je plaçais des chandelles sur les étalages et j'avais hâte d'avoir fini. Il était 5 heures moins quart quand c'est arrivé. Nicôlle (l'affreuse gérante de 43 ans (qui en paraît 55) au cheveux gonflés de spray net (et visiblement teints) inspirés des années 80 qui ne sait pas s'habiller et dont le maquillage et les faux cils ne parviennent pas à dissimuler le visage ravagé par le salon de bronzage et les joues tombantes de St-Bernard) bref, Nicôlle (la gérante cheap qui cruise tout ce qui a en haut de trente ans, qui n'est pas subtile pour cinq cennes et qui est encore moins séduisante) Nicôlle (qui a les yeux pochés jusqu'au menton, celle même qui incarne l'employée idéal du Dollarama [et par là j'entends: petite, sans ambition, lèche-cul sans envergure et sans éthique]) Nicôlle est venue me parler. Pas qu'elle ne me parlait jamais, mais cette fois là elle avait quelque chose de particulier à me dire. Oui,oui... "Bruno, j'vas être franche avec toé... on te gardera pas" Paf!!!!!!!! Ça fesse... Sans préavis... Sans signes avant-coureurs qui ne trompent pas. Sur ce Nicôlle tourna les talons et alla se réfugier dans son bureau. Quant à moi, je fis les cent pas dans l'allée des chandelles en tentant de contenir le flot d'émotions qui se déversaient en moi. Émotions que je ne parvenais pas à démêler. Il y avait un peu de "Ah! Tabarnak...", un soupçon de "Maudite Bitch", beaucoup de "Voyons quessé j'ai fait au bon Dieu" et quelques gouttes de "Euh... ça se peut pas". Il fallait que je saches ce qui n'allait pas, que je saches pourquoi! Je me dirigeai vers le bureau de Nicôlle-la-vieille-câlisse-de-bitch-qui-a-même-pas-le-courage-de-me-regarder-en-face-quand-a-me-sacre-a-porte pour avoir de plus amples détails sur mon soudain et inattendu congédiement. TOK! TOK! "Ah! c'est toi!" Et moi de répondre:"Nicole tu peux pas faire ça, c'est pas correct. Tu m'as jamais dit que je faisais pas comme il faut pis là paf! a'porte..." Là, elle s'est mise à patiner, à inventer des raisons bidon, à me dire que j'étais pas assez vite, que je voyais pas toute la job qu'il y avait à faire, que j'étais super au début, mais que depuis une semaine c'était pas vargeux, elle m'a même dit de pas faire le bébé quand je lui ai demandé de pas faire ça. J'étais fini, à terre. Elle avait réeussi à me faire croire que c'était ma faute si je me faisais crisser à la porte en sauvage. Mon estime à mangé sa claque. Moi qui réeussissais si bien ce que j'entreprenais avant, là, en plus de perdre mon gagne-pain, dans ma tête je n'étais même plus bon à travailler chez Dollarama. Ça m'a pris deux jours après ça pour faire d'autre chose que végéter, pis je l'ai encore sur le coeur.

Va chier Nicôlle!


Note de L'auteur : le nom de l'affreuse gérante de ce texte a été modifié pour rendre son identification "impossible".

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